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REGISTRES DU
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[i566]
Messieurs, en santé longue Vye. De Beyne, ce in" de Novembre 1565.»
Vostre entierement bon amy, Claude de Lorraine,
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Et la subscription : A Mess™ les Prevost des Marchans, maire et Eschevins de la ville dè Paris.
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ailleurs qu'es marchez et par le menu. Toutesfoys, obtenant mandement de Sad. Majesté et me mendant aussi quelle quantité vous entendez tirer dud. Chaalons, je m'essayeré de vous faire tout le plaisir qui me sera possible, comme j'en ay bonne envye, et d'aussi bon cueur, comme je prie Dieu vous donner,
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DCCXXX1V. — [Lettres à la Royne.]
7 novembre 1505. (H 178/1, fol. 343 r°.)
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«Madame, les continuelles graces et faveurs que nous recevons de jour à aultre de Voz Majestez nous obligent de plus en plus à prier Dieu pour voz bonnes prosperitez etsantez, mesmement pour avoir eu dc nouvel agreable l'election qui a esté faicte, pour l'estat du Procureur du Boy el de ceste Ville, de la personne de m0 Claude Perrot, licencié es loix, en quoy vous avez conservé à cested. Ville son privileige, dont nous remercions tres humblement Vosd. Majestez.
"Madame, quelque diligence que nous puissions faire pour recouvrer bled pour la provision de ceste Ville, il demeure tousjours à ung pris pour la grande affluence de pauvres qui descendent de toutes les pars de ce royaulme en ceste Ville pour y trouver moyen de recouvrer aumosne. Et combien que nous entretenions plusieurs asleliers pour employer les vallides, et beaucoup plus que le revenu de ceste Ville ne peult porter, si es-se que le pavé des rues est tellement chargé de pauvres hommes, femmes et enffans mendians leur vye, que c'est grand pitié de veoir telle necessité f1'; et si Dieu par sa bonté ne nous regarde en pityé, nous verrons beaucoup de misere et paouvreté. Nous avons excité les marchans de ceste Ville pour aller achapter bledz, ce qu'ilz ont faict en la ville de Chaalons, Victry et autres du. gouvernement de Champaigne, de la quantité de
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cinq à six cens muydz, qui est pour la provision de quatre jours seullement. Mais au moyen des deffences generales faictes par les provinces de ce royaulme, mesmes au pays de Champaigne, de ne vendre bledz en gros et hors marché, les officiers du lieu ont empesché le transport desd, bledz. Et ayant escript à monsieur d'Aumalle, Lieutenant general de Sa Majesté aud. pays,' ad ce que son bon plaisir fut laisser enlever lad. quantité, il nous a faict responce quc, obtenant par nous lectres de Sa1 Majesté à ceste fin, il les laissera passer, pour le desir qu'il a de nous accommoder et faire plaisir eh toutes choses. Aussi, Madame, qu'il est tout certain que en lad. ville de Chaalons et es environs, il y en a, graces à Nostre Seigneur, plus beaucoup qu'il n'est necessaire pour la provision du pays, que nous faict, Madame, suplier tres humblement Vostre Majesté nous vouloir faire gratiffier en ceste necessité pour im-petrer lesd, lectres.
"Madame, nous suplions tres humblement Dieu nostre Createur donner à Voz Majestez en parfaicte joye tres longue et tres heureuse vye. De Paris, ce vu0 jour de Novembre 1565."
Voz tres humbles, tres obéissans subjeetz et serviteurs, les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris.
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DCCXXXV. — [Advertissement pour les] bledz.
io novembre i565. (H 1784, fol. 343 v°.)
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Du xc jour de Novembre mil ve Ixv.
Ce jour, a esté apporté advertissement à sire de
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La Bislrade, lequel avoyt envoyé par nostre ordonnance au Pays Bas pour avoyr advys s'il y aura
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C Dans toute l'Ile-de-France, la mendicité avait pris des proportions inusitées, notamment à Pontoise; à cause de la stérilité de l'année, -y avoit eu ung nombre effréné de paouvres necessiteulx en lad. ville et faulxbourgs qui alloient par trouppes, cherchans et demandans l'aumosne.- ; les habitants ne pouvaient suffire à leur entretien ct furent obligés, le 5 décembre, de demander au Parlement d'y faire contribuer les églises et abbayes de la ville. En Picardie, la situation n'était pas moins aflligeante; l'Echevinage d'Amiens, vers la mème époque, fut contraint de prendre également des mesures pour subvenir à- la nourriture d'un grand nombre de pauvres, tant valides qu'invalides, net pourvoir à leur oisiveté et mendicitén. (Archives nationales, Parlement de Paris, X1? 1615, fol. 96 v", 205 r°.) - ' ' '
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